Depuis le 7-Octobre, une association dit avoir distribué près de 1 500 paires de téfilines

Depuis le 7 octobre 2023, de nombreux Israéliens disent chercher un lien plus direct avec la tradition juive. Parmi les signes de ce regain d’intérêt figure une hausse des demandes de téfilines, ces boîtiers de cuir contenant des passages de la Torah que les hommes juifs portent pendant la prière du matin en semaine.
Le rabbin Amihay Eyal, fondateur et directeur de l’association Kesher Shel Tefillin, affirme que son organisation a distribué près de 1 500 paires depuis le début de la guerre et qu’elle reçoit aujourd’hui des dizaines de demandes chaque semaine à travers Israël. Ces chiffres ont été publiés dans un contenu sponsorisé d’Israel National News et n’ont pas fait l’objet d’un audit indépendant publié.
Un objet religieux exigeant
Les téfilines sont composées de deux boîtiers : l’un est placé sur le bras, face au cœur, et l’autre sur la tête. Les parchemins qu’ils contiennent doivent être écrits à la main par un scribe qualifié selon des règles précises. Cette fabrication explique leur coût élevé et la nécessité, pour les acheteurs, de s’adresser à une source fiable.
Selon le guide de Chabad consacré à l’achat des téfilines, la conformité des parchemins, la qualité des boîtiers et la compétence du scribe sont essentielles. Des téfilines bon marché ou mal vérifiées peuvent ne pas respecter les exigences religieuses.
Une recherche de sens après le traumatisme
Les récits recueillis par l’association évoquent des soldats, des familles endeuillées et des Israéliens éloignés de la pratique religieuse qui souhaitent accomplir cette mitsva. Il serait excessif d’en conclure à une transformation uniforme de toute la société israélienne. Le phénomène décrit par Kesher Shel Tefillin témoigne néanmoins d’une demande concrète et mesurable au sein de son propre réseau.
Dans les périodes de guerre et d’incertitude, les pratiques religieuses peuvent offrir un cadre, un rituel et un sentiment d’appartenance. Pour certains, mettre les téfilines devient une manière quotidienne de se relier à la tradition ; pour d’autres, un geste de mémoire, de protection symbolique ou de solidarité avec le peuple juif.
Une chaîne de donateurs et de scribes
L’association explique financer les paires grâce à des dons et travailler avec des scribes et fournisseurs spécialisés. Chaque distribution nécessite une vérification, un accompagnement et souvent une explication pratique. Les responsables insistent sur l’importance d’éviter que la demande ne favorise des produits de mauvaise qualité ou non conformes.
Le chiffre de près de 1 500 paires doit donc être compris pour ce qu’il est : une donnée communiquée par l’organisation elle-même, révélatrice de l’ampleur de son activité, mais pas une statistique exhaustive sur l’ensemble de la pratique des téfilines en Israël.
Sources : Israel National News – contenu sponsorisé attribué à Kesher Shel Tefillin, Chabad.org. Visuel éditorial illustratif conçu par Am Israel Hai ; il ne représente pas une scène documentaire.