Après sept mois au Sud-Liban, la brigade Golani quitte le secteur pour une période de repos

La brigade Golani a achevé une période de sept mois d’activité opérationnelle au Sud-Liban et quitte le secteur pour une phase de repos et de remise en condition. L’annonce a été faite mercredi 30 septembre par l’armée israélienne, qui précise que l’unité opérait sous le commandement de la 36e division.
Dans son communiqué officiel, Tsahal affirme que les combattants ont agi dans une zone de sécurité et mené des opérations ciblées, notamment dans le massif du Beaufort et jusqu’au secteur du Litani. L’armée présente cette activité comme destinée à éloigner les capacités du Hezbollah de la frontière nord d’Israël.
Plus de 900 infrastructures selon Tsahal
L’armée israélienne dit avoir détruit plus de 900 infrastructures attribuées au Hezbollah au cours de cette période. Elle indique également que ses forces ont découvert et neutralisé des roquettes antichars, des charges explosives, des drones piégés, des fusils de type Kalachnikov et plusieurs dépôts d’armes.
Ces chiffres et descriptions sont ceux de Tsahal. Ils n’ont pas pu être vérifiés de manière indépendante par Am Israel Hai. Dans un contexte militaire actif, les informations communiquées par les parties doivent être présentées avec leur attribution et peuvent évoluer.
Une unité au cœur des combats
La brigade Golani, l’une des unités d’infanterie les plus anciennes de l’armée israélienne, a été engagée sur plusieurs fronts depuis le 7 octobre 2023. Son commandant, le colonel Ayoub Kayouf, a rendu hommage aux soldats tombés et blessés et a déclaré que la brigade avait rempli ses missions dans des conditions difficiles.
La relève ne signifie pas nécessairement une fin durable de l’activité militaire israélienne au Liban. Elle correspond à une rotation opérationnelle : après sept mois, les soldats doivent se reposer, se rééquiper et se préparer à d’éventuelles nouvelles missions.
Le nord d’Israël reste au centre des objectifs
Israël affirme que ses opérations visent à empêcher le Hezbollah de reconstituer des positions proches de la frontière et à permettre aux habitants du nord de vivre en sécurité. Le mouvement libanais, soutenu par l’Iran, reste doté d’un important arsenal et conserve une influence militaire et politique au Liban.
Le gouvernement libanais et la communauté internationale continuent de suivre les tensions le long de la frontière. Les arrangements militaires, les mécanismes de surveillance et le rôle de la FINUL demeurent des éléments centraux de toute stabilisation durable.
Pour Golani, le départ du secteur marque surtout la fin d’un cycle opérationnel particulièrement long. La brigade devrait désormais entrer dans une période de récupération avant de recevoir de nouvelles instructions.