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Documentaire « NAZA » : Netanyahu demande une enquête pénale sur les témoignages anonymes

Benjamin Netanyahu a demandé à la procureure générale, à Tsahal et au Shin Bet d’identifier les participants anonymes du documentaire « NAZA » et d’examiner d’éventuelles infractions. Aucune enquête formelle ni poursuite n’était annoncée au moment de la publication.
AM ISRAEL HAI 11 Oct 2026
Documentaire « NAZA » : Netanyahu demande une enquête pénale sur les témoignages anonymes

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a demandé, dimanche 11 octobre 2026 au soir, l’ouverture d’une enquête pénale visant les participants anonymes du documentaire israélien « NAZA ». Dans un communiqué officiel, son cabinet indique qu’il s’est adressé à la procureure générale Gali Baharav-Miara, au chef d’état-major Eyal Zamir et au directeur du Shin Bet David Zini.

Ce que demande le Premier ministre

Benjamin Netanyahu réclame l’identification des personnes ayant témoigné dans le film ainsi que l’examen d’éventuelles infractions. Il invoque notamment de possibles atteintes à la sécurité de l’information, la diffamation pénale et un préjudice aux intérêts diplomatiques et sécuritaires d’Israël.

À ce stade, il s’agit d’une demande politique adressée aux autorités compétentes. Aucune ouverture formelle d’enquête, inculpation ou poursuite n’avait encore été annoncée au moment de la publication de cet article.

Un documentaire fondé sur 24 témoignages anonymisés

« NAZA » réunit 24 personnes dont l’identité est masquée numériquement et que les réalisateurs présentent comme des soldats ou des membres du renseignement israélien. Le film formule des accusations graves sur la sélection des cibles et la conduite de frappes durant la guerre à Gaza.

Ces accusations restent contestées. Dans une réponse officielle publiée le 1er octobre, Tsahal affirme que le documentaire donne une image « déformée, trompeuse et irréaliste » de ses procédures. L’armée rejette notamment l’idée que l’intelligence artificielle puisse sélectionner seule des cibles et assure que les décisions d’attaque sont prises par des responsables humains après plusieurs étapes de validation.

Une controverse désormais aussi judiciaire et politique

La demande du Premier ministre transforme la polémique autour du film en possible dossier pénal, sans préjuger de la décision de la procureure générale, de l’armée ou du Shin Bet. Elle soulève deux questions distinctes : la vérification des accusations portées dans le documentaire et le respect, par ses participants, de leurs obligations de confidentialité et de sécurité.

Le film a bénéficié d’une forte exposition internationale après avoir reçu le Prix spécial du jury à la Mostra de Venise. La nouvelle étape annoncée dimanche porte toutefois sur les témoins anonymes et sur les éventuelles infractions que les autorités israéliennes pourraient décider d’examiner.

Sources

Visuel éditorial illustratif.