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États-Unis : un professeur de Haverford inculpé pour cyberharcèlement antisémite présumé

Arrêté le 6 octobre en Pennsylvanie, Guangtian Ha est accusé d’avoir envoyé environ 50 messages menaçants et antisémites à un collègue et à sa famille. Haverford College l’a placé en congé administratif et interdit de campus.
AM ISRAEL HAI 08 Oct 2026
États-Unis : un professeur de Haverford inculpé pour cyberharcèlement antisémite présumé

Un professeur de Haverford College, en Pennsylvanie, a été arrêté mardi 6 octobre 2026 et inculpé d’un chef fédéral de cyberharcèlement. Guangtian Ha, professeur associé de religion, est accusé d’avoir utilisé plusieurs comptes anonymes pour adresser pendant des mois des messages menaçants et antisémites à un collègue et à sa famille. Les faits décrits ci-dessous restent des allégations : l’intéressé est présumé innocent tant qu’il n’a pas été jugé.

Une arrestation annoncée par Haverford College

Dans un message publié le 6 octobre, la présidente de Haverford College, Wendy Raymond, a confirmé l’arrestation de Guangtian Ha et l’a placé en congé administratif. L’établissement l’a également interdit de campus pendant la procédure pénale. La direction du collège précise que le professeur était en congé sabbatique et n’enseignait pas durant l’année universitaire en cours.

La présidente qualifie les attaques visées par l’enquête d’« antisémites par nature » et remercie le FBI, la police de Haverford Township et les services de sécurité du campus pour leur concours à l’enquête.

Ce que dit l’acte d’accusation

L’acte d’accusation, déposé le 30 septembre 2026 devant le tribunal fédéral du district oriental de Pennsylvanie sous le numéro 2:26-cr-00491-KBH, retient un chef de cyberharcèlement au titre de l’article 18 U.S.C. § 2261A(2).

Selon ce document et les comptes rendus de CBS Philadelphia, ABC News et du Philadelphia Inquirer, l’activité reprochée se serait déroulée entre le 9 octobre 2025 et le 20 mai 2026. L’accusation évoque environ 50 messages publiés depuis au moins quatre comptes sur X. Les messages auraient visé un collègue juif, comporté des menaces antisémites et révélé des informations personnelles.

Adresse du domicile et nom d’un enfant

Les pièces judiciaires citées par les médias locaux indiquent qu’une photographie de la boîte aux lettres du domicile de la victime aurait été publiée, de même que son adresse et le nom d’un de ses enfants. Le dossier fait aussi état d’observations en temps réel sur les mesures de sécurité prises par la famille.

Selon le Philadelphia Inquirer, le conjoint et les trois enfants de la victime ont quitté leur domicile temporairement à deux reprises. Les enfants n’auraient plus été autorisés à jouer devant la maison ni à attendre le bus scolaire à l’extérieur pendant cette période. Les enquêteurs disent avoir relié certains accès aux comptes anonymes au domicile du suspect ainsi qu’au réseau réservé au personnel de Haverford College.

Une procédure fédérale encore en cours

Guangtian Ha n’est pour l’heure poursuivi que sur un chef de cyberharcèlement. S’il était reconnu coupable, il encourrait jusqu’à cinq ans de prison, selon les documents judiciaires cités par plusieurs médias. Aucun avocat n’était publiquement identifié dans les premiers comptes rendus consultés.

Cette affaire marque un basculement important : le débat sur l’antisémitisme universitaire rejoint ici une procédure pénale fédérale portant non sur des opinions, mais sur des menaces, la divulgation d’informations privées et la peur alléguée d’atteintes physiques. La distinction reste essentielle, tout comme le respect de la présomption d’innocence.

Sources

Photo de couverture : Founders Hall, Haverford College — Jackbauerinvc/Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0. Image recadrée.