États-Unis : l’IAC appelle plus de 100 universités à préparer le 7-Octobre

L’Israeli-American Council (IAC) dit avoir contacté plus de 100 universités américaines, dont les huit établissements de l’Ivy League, afin qu’elles se préparent aux manifestations annoncées autour du troisième anniversaire du massacre du 7-Octobre.
La démarche a été rapportée le mardi 6 octobre 2026 à 12 h 07, heure d’Israël (9 h 07 UTC), par le Times of Israel, qui cite directement l’organisation. Elle intervient à la veille des commémorations du 7 octobre 2023.
Ce que demande précisément l’IAC
Selon l’organisation, des lettres ont été adressées aux présidents et administrateurs de plus de 100 établissements. L’IAC leur demande d’anticiper les rassemblements, d’appliquer de manière cohérente les règles contre le harcèlement et les perturbations, et d’échanger avec les étudiants juifs et israéliens.
L’appel ne demande pas aux universités d’interdire les manifestations ni de prendre position sur le conflit. Il insiste sur la protection des cérémonies de deuil et sur l’application égale des règles du campus.
Des mobilisations annoncées près de cérémonies
L’IAC affirme que plusieurs rassemblements pro-palestiniens ou anti-israéliens sont annoncés sur des campus pour le 7 octobre, parfois à proximité de cérémonies organisées par des communautés juives ou israéliennes. Cette information est attribuée à l’organisation : l’alerte ne documente pas, à elle seule, un incident déjà survenu sur chacun de ces campus.
Sur son site, l’IAC recense parallèlement des cérémonies et rassemblements de mémoire dans plusieurs villes américaines les 6, 7 et 8 octobre.
Un contexte fédéral documenté
Le 28 septembre 2026, la Commission américaine des droits civils a publié un rapport adopté à l’unanimité qualifiant l’antisémitisme sur les campus de « préoccupation sérieuse en matière de droits civils ». Le rapport relève des réponses universitaires inégales, mais rappelle aussi que la lutte contre la discrimination doit respecter la liberté d’expression, la liberté de réunion et les manifestations pacifiques.
La Commission souligne en outre que les données disponibles restent limitées et incohérentes : toute mobilisation politique ne constitue pas automatiquement une infraction au droit civil. Ce point impose de distinguer la critique d’Israël, protégée lorsqu’elle reste pacifique, du harcèlement, des menaces ou de l’exclusion visant des étudiants juifs ou israéliens.
Ce qu’il faut surveiller
Le test concret interviendra le 7 octobre : mesures de sécurité autour des cérémonies, gestion de la proximité entre rassemblements, application des règlements et réponse rapide à d’éventuels incidents. À ce stade, l’actualité porte sur la démarche préventive de l’IAC, non sur un bilan d’affrontements ou d’arrestations.
Visuel éditorial illustratif.