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Israël–Irlande : le brassard « 7.10 » et un nul 1–1 sous haute tension

Israël et l’Irlande ont fait match nul 1–1 en Ligue des nations, à huis clos en Serbie. Dor Peretz a égalisé avec un brassard « 7.10 » en hommage aux victimes du massacre.
AM ISRAEL HAI 05 Oct 2026
Israël–Irlande : le brassard « 7.10 » et un nul 1–1 sous haute tension

Israël et la République d’Irlande se sont quittés sur un match nul 1–1 dimanche 4 octobre 2026 à Bačka Topola, en Serbie, au terme d’une rencontre de Ligue des nations chargée de symboles politiques et mémoriels. Le coup d’envoi avait été fixé à 18 h 45, heure locale. Troy Parrott a ouvert le score sur penalty à la 39e minute, avant que le capitaine israélien Dor Peretz n’égalise deux minutes après la reprise.

Ce deuxième duel en une semaine s’est joué sans public et sur terrain neutre. Il devait initialement avoir lieu à Dublin, mais la Fédération irlandaise de football avait annoncé en juin son déplacement en Serbie pour des « raisons opérationnelles », dans un contexte d’appels au boycott d’Israël.

Dor Peretz répond dès la 47e minute

Le penalty transformé par Troy Parrott a permis à l’Irlande de rentrer aux vestiaires avec un but d’avance. Au retour sur le terrain, Dor Peretz a égalisé à bout portant dès la 47e minute, sur la première frappe cadrée d’Israël selon Reuters.

La sélection israélienne a ensuite trouvé deux fois le poteau droit, par Omri Gandelman puis Oscar Gloukh. Aucun des deux camps n’a réussi à marquer le but de la victoire. Ce nul porte Israël à deux points dans le groupe B3, à la dernière place après quatre rencontres, tandis que l’Irlande compte cinq points.

Un brassard noir « 7.10 » pour les victimes du massacre

Les joueurs israéliens portaient des brassards noirs en mémoire des personnes assassinées lors de l’attaque terroriste menée par le Hamas le 7 octobre 2023. Le brassard de Dor Peretz comportait l’inscription « 7.10 ». Le Jerusalem Post a rapporté que l’UEFA avait approuvé la demande de l’Association israélienne de football.

Les joueurs irlandais portaient eux aussi des brassards noirs, mais pour commémorer les victimes de la guerre à Gaza et protester contre la politique israélienne. Comme lors du premier match entre les deux équipes, il n’y a eu ni poignée de main avant le coup d’envoi ni échange de fanions entre les capitaines. L’Associated Press indique que le capitaine irlandais Caoimhín Kelleher a serré la main des officiels, mais a évité celle de Dor Peretz.

Un match « à domicile » joué loin de Dublin

La rencontre était officiellement organisée par l’Irlande, mais elle s’est tenue à la TSC Arena de Bačka Topola, dans le nord de la Serbie, à huis clos. Plus de 160 sportifs irlandais avaient signé une lettre demandant à leur fédération de reconsidérer la tenue des deux matches contre Israël. La FAI a maintenu les rencontres, en invoquant notamment le risque de sanctions sportives de l’UEFA.

Une semaine plus tôt, l’Irlande avait battu Israël 3–0 lors du premier duel, déjà organisé sans public à Debrecen, en Hongrie. Les gestes de protestation avaient alors été similaires. Le contexte explique pourquoi la seconde rencontre a été suivie autant pour ce qui se passait autour du terrain que pour son résultat.

Une soirée de football dominée par la tension

Reuters décrit une atmosphère tendue jusque sur la pelouse, avec plusieurs duels appuyés et un incident signalé à la mi-temps. Une accusation selon laquelle un joueur israélien aurait craché vers un membre du staff irlandais n’a pas été vérifiée indépendamment par l’agence et n’a fait l’objet d’aucune décision disciplinaire annoncée au moment de la publication. L’entraîneur israélien Ran Ben-Shimon a déclaré ne pas avoir vu la scène.

Le fait établi reste donc le suivant : malgré les appels au boycott, la rencontre s’est jouée ; Israël a répondu sportivement après sa défaite du premier match ; et l’hommage au 7-Octobre a été visible sur le terrain à trois jours du troisième anniversaire du massacre.

Sources

Visuels éditoriaux illustratifs — création Am Israel Hai. Les scènes ne montrent pas le match réel et ne représentent pas des joueurs identifiables.