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Israël : jusqu’à 2 millions de shekels pour des commerces victimes de racket

Ouvert le 4 octobre, un pilote indemnise sous conditions les dégâts directs liés au racket. Plafond : 2 millions de shekels ; demande à déposer sous sept jours.
AM ISRAEL HAI 05 Oct 2026
Israël : jusqu’à 2 millions de shekels pour des commerces victimes de racket

Refuser de payer des racketteurs peut exposer un entrepreneur à des dégâts coûteux. Depuis le 4 octobre 2026, l’Autorité fiscale israélienne propose un nouveau parcours d’indemnisation pour certains propriétaires d’entreprises dont les biens ont été endommagés dans ce contexte. Le plafond atteint 2 millions de shekels, mais l’accès au dispositif est soumis à plusieurs conditions cumulatives.

Le programme est un pilote mis en place en application de la décision gouvernementale 4299. La page officielle précise qu’il concerne les dommages survenus du 4 octobre au 4 décembre 2026. Le lancement a été rapporté dimanche par Walla Money et le Jerusalem Post, dont l’article a été publié à 16 h 05, heure d’Israël. L’heure exacte d’ouverture du service n’est pas précisée.

Un soutien aux biens endommagés après un refus de payer

Le mécanisme vise les propriétaires d’une entreprise légalement exploitée, disposant d’une licence d’activité valide et d’un dossier actif auprès de l’Autorité fiscale. Les dégâts doivent être directement liés au refus de verser des « frais de protection », ou à une plainte déposée auprès de la police.

Les biens concernés peuvent être le bâtiment de l’entreprise, ses stocks ou son matériel, ainsi que le domicile appartenant au propriétaire de l’activité. Le service officiel mentionne les dommages survenus en Israël et en zone C de Cisjordanie. Une plainte reconnue comme liée au racket par un officier de police habilité est nécessaire.

Deux millions de shekels : un plafond, pas un versement automatique

La somme annoncée est le maximum du dispositif. Elle ne constitue ni un montant forfaitaire versé à chaque demandeur, ni une garantie de remboursement pour toute personne ayant subi une extorsion. Le dommage et l’éligibilité doivent être établis par des documents.

La couverture est limitée aux dégâts directs. Les pertes économiques indirectes et les dommages à des tiers sont exclus. Le parcours ne couvre donc pas automatiquement une baisse de chiffre d’affaires ou les effets d’une interruption de l’activité.

L’assurance reste au centre des conditions

Le demandeur doit notamment documenter sa situation assurantielle : un historique de couverture contre les actes malveillants, puis une impossibilité de conserver ou d’obtenir cette couverture, ou le rejet effectif de la demande correspondante par l’assureur. Les autres garanties du commerce doivent rester en vigueur. La liste officielle détaille les attestations et polices à fournir selon le cas.

Le respect des mesures de protection exigées par l’assurance entre aussi dans l’examen du dossier. Pour un bâtiment endommagé, les autorisations établissant la légalité de sa construction sont demandées. Un formulaire spécifique de la police et des pièces permettant d’évaluer les biens touchés font partie des justificatifs.

Sept jours pour déposer la demande

Le délai est court : la demande doit parvenir au Fonds d’indemnisation dans les sept jours suivant le dommage. Le dépôt s’effectue en ligne, via le système de l’Autorité fiscale, avec les documents obligatoires. Le service est gratuit.

L’Autorité demande de ne pas réparer les dommages avant le dépôt et le passage de son expert, afin de préserver les éléments nécessaires à l’évaluation. Elle précise que le verre brisé et les débris peuvent être déplacés. Le délai de traitement annoncé peut atteindre huit mois, sous réserve de la procédure applicable.

Ce qui change pour les entrepreneurs

Ce pilote ouvre une possibilité de réparation financière lorsqu’un refus de céder au racket a entraîné des dégâts matériels et que les conditions sont remplies. Sa portée restera à mesurer : l’ouverture du service ne fournit encore aucun bilan du nombre de dossiers acceptés ni des sommes versées.

Pour un commerce concerné, les informations déterminantes sont donc le délai de sept jours, la conservation des preuves et la vérification de chaque critère sur la page officielle.

Sources

Visuel éditorial illustratif — création Am Israel Hai. Les scènes représentent des commerces fictifs et ne montrent pas des victimes identifiées ni un lieu attaqué.