Israël : sept femmes passeront mercredi les examens de la Rabbanout dans des conditions égales

Sept femmes doivent se présenter mercredi 14 octobre 2026 aux examens de la Rabbanout principale d’Israël, après un engagement écrit de l’institution à leur garantir les mêmes conditions matérielles que les candidats masculins. L’accord a été obtenu dimanche 11 octobre par l’organisation de défense des droits religieux ITIM, selon les informations publiées lundi à 12 h 20, heure d’Israël, par le Times of Israel.
Il s’agira de la deuxième session ouverte aux femmes depuis la décision de la Haute Cour imposant l’égalité d’accès à ces examens. En avril 2026, trois candidates avaient été reçues pour la première fois, mais leur épreuve avait démarré avec plusieurs heures de retard : organisée séparément, elle ne disposait initialement d’aucun examinateur habilité à répondre aux questions. Après une requête d’urgence, le grand rabbin Kalman Ber avait finalement été rendu disponible par téléphone.
Sept candidates, plus du double du premier groupe
Pour la session de mercredi, ITIM dit avoir demandé à la Haute Cour de clarifier à l’avance les modalités d’organisation. La Rabbanout a alors promis un environnement équivalent à celui des hommes. Le nombre de candidates — sept — est plus de deux fois supérieur à celui du premier groupe d’avril.
Une réserve subsiste toutefois : l’engagement ne mentionne pas explicitement d’aménagement pour les femmes enceintes ou allaitantes, alors que l’épreuve peut durer cinq à six heures et qu’au moins une candidate est concernée, selon ITIM.
Une certification professionnelle, pas une ordination
Ces examens portent sur de grands domaines de la halakha, notamment la cacherout, le chabbat, les lois du deuil, le mariage et la pureté familiale. Les candidats doivent réussir au moins six épreuves sur sept pour obtenir la certification.
La décision n’accorde pas aux femmes une ordination rabbinique officielle. En revanche, la certification peut être reconnue comme équivalente à un diplôme académique pour certains postes d’enseignement et constitue un préalable à plusieurs emplois publics. C’est pourquoi l’accès effectif aux examens a une portée professionnelle concrète au-delà du débat religieux.
L’intérêt progresse : Matan, Midreshet Lindenbaum, Migdal Oz et Ein HaNatziv proposent déjà des programmes de préparation pour les femmes, et Midreshet Roni doit ouvrir un cursus cet hiver.
Sources
- Times of Israel, 12 octobre 2026, 12 h 20 (heure d’Israël)
- Service officiel d’inscription aux examens de la Rabbanout principale
- Knesset, commission sur les conditions du premier examen féminin, 6 mai 2026
Visuel éditorial illustratif créé avec OpenAI pour Am Israel Hai. Il ne représente pas les candidates réelles ni la session du 14 octobre.