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Londres : deux hommes nient avoir surveillé des cibles israéliennes pour l’Iran

Deux hommes accusés d’avoir surveillé l’ambassade d’Israël, Bevis Marks et d’autres cibles juives pour l’Iran ont plaidé non coupable à Londres.
AM ISRAEL HAI 09 Oct 2026
Londres : deux hommes nient avoir surveillé des cibles israéliennes pour l’Iran

Deux hommes accusés d’avoir mené pour les services de renseignement iraniens une surveillance hostile de sites israéliens et juifs à Londres ont plaidé non coupable vendredi 9 octobre 2026 devant l’Old Bailey.

Nematollah Shahsavani, 41 ans, citoyen irano-britannique, et Alireza Farasati, 22 ans, ressortissant iranien, ont contesté une accusation unique formulée au titre du National Security Act britannique. Ils restent placés en détention dans l’attente de leur procès, dont l’ouverture est prévue en avril 2027.

L’ambassade d’Israël et Bevis Marks parmi les cibles alléguées

Selon l’accusation rapportée par Reuters, les deux hommes auraient recueilli des informations et effectué des reconnaissances en juillet et août 2025 pour le compte des services de renseignement iraniens.

La liste des cibles présumées comprend l’ambassade d’Israël à Londres, le consulat israélien, la synagogue Bevis Marks et une personne dont l’identité n’a pas été rendue publique, décrite par la juge Bobbie Cheema-Grubb comme présentant un « intérêt en matière de renseignement » pour l’Iran.

Bevis Marks, inaugurée en 1701, est la plus ancienne synagogue du Royaume-Uni encore en activité. Sa présence dans le dossier donne à cette affaire une portée particulière pour la communauté juive britannique, au-delà de la seule protection d’une représentation diplomatique.

Des accusations, pas des faits judiciairement établis

La comparution du 9 octobre constitue une étape procédurale : les deux accusés nient les faits et bénéficient de la présomption d’innocence. Les accusations devront être établies lors du procès. La justice britannique n’a pas affirmé qu’une attaque avait été exécutée ni annoncé l’existence d’une menace immédiate liée à ce dossier.

Lors de leur première comparution au printemps, Associated Press avait indiqué que les actes allégués s’étendaient du 9 juillet au 15 août 2025 et visaient également d’autres lieux liés à la communauté juive. Deux autres personnes interpellées dans le cadre de l’enquête avaient été libérées sans poursuites.

Une affaire distincte des dossiers récents de Manchester

Cette procédure londonienne ne doit pas être confondue avec une autre affaire, annoncée début octobre, concernant deux autres ressortissants iraniens soupçonnés d’avoir préparé une attaque contre des sites juifs à Manchester. Les accusés, les faits reprochés et les procédures judiciaires sont distincts.

Les autorités britanniques ont néanmoins signalé à plusieurs reprises une hausse des enquêtes relatives à de possibles opérations menées pour des puissances étrangères. Après l’inculpation de Shahsavani et Farasati en mars, le Foreign Office avait convoqué l’ambassadeur d’Iran.

Téhéran nie être impliqué dans des activités hostiles au Royaume-Uni. Le dossier sera donc tranché par la justice britannique, sur la base des preuves produites lors du procès prévu en avril prochain.


Sources : Reuters, 9 octobre 2026 ; Associated Press, dossier initial ; Jerusalem Post, 9 octobre 2026.

Photo de couverture : bâtiment de l’ambassade d’Israël à Londres, Chesdovi/Wikimedia Commons, licence CC BY 3.0, recadrée et adaptée.