Modi’in : des militaires extraits après l’échec de l’arrestation d’un réfractaire haredi

Une opération de la police militaire israélienne visant un réfractaire au service militaire à Modi’in a déclenché, dans la nuit du 5 au 6 octobre 2026, un rassemblement et des affrontements avec les forces de l’ordre. La police israélienne affirme avoir dû extraire les militaires du bâtiment et rétablir l’ordre. Selon plusieurs médias israéliens, les militaires ont quitté les lieux sans l’homme recherché.
L’incident s’est produit dans un immeuble résidentiel de Modi’in. Dans une déclaration relayée tôt mardi matin par la presse, la police a indiqué que des agents du commissariat local intervenaient face à un trouble à l’ordre public survenu pendant une tentative d’arrestation menée par la police militaire.
Ce qui est confirmé
Le Jerusalem Post a publié une première alerte à 1 h 09, heure d’Israël, puis l’a mise à jour à 2 h 30. Le journal rapporte que d’importants effectifs de police ont été déployés pour protéger la sortie des militaires et rétablir l’ordre.
À 7 h 18, heure d’Israël, le Times of Israel a également signalé des affrontements entre la police et des manifestants ultra-orthodoxes venus, selon le média, empêcher l’arrestation. Des vidéos diffusées par la presse montrent des policiers bloquant l’accès au bâtiment tandis que des heurts éclatent à proximité.
Les deux médias indiquent que les policiers et les militaires ont finalement quitté les lieux sans le réfractaire visé. Le nombre exact de personnes présentes n’a pas été officiellement communiqué par la police. Des informations de presse évoquent toutefois plusieurs centaines de manifestants mobilisés autour de l’immeuble.
Une arrestation qui n’a pas abouti
Le point central de cette séquence est clair : l’opération d’arrestation n’a pas abouti. Le communiqué policier ne précise ni l’identité de l’homme recherché, ni le motif juridique détaillé de l’intervention, au-delà de son statut de réfractaire au service militaire.
Le Jerusalem Post rapporte également, en l’attribuant à des témoignages venus du terrain, que du gaz poivré aurait été utilisé contre des soldats. Cette affirmation n’était pas confirmée séparément par la police à 8 h, heure d’Israël. Aucun bilan officiel de blessés ou d’interpellations n’avait alors été publié.
Pourquoi cet incident compte
La conscription des hommes ultra-orthodoxes reste l’un des dossiers les plus sensibles de la société israélienne. Les décisions d’exemption, les ordres d’incorporation et leur application divisent la coalition, l’opposition et les communautés haredies, alors que l’armée fait face à des besoins humains durables.
L’épisode de Modi’in illustre la difficulté opérationnelle d’exécuter certaines arrestations lorsque des groupes de manifestants se mobilisent rapidement. Une semaine plus tôt, des milliers de personnes avaient déjà participé à Jérusalem à une manifestation contre l’enrôlement, selon les médias israéliens.
Il faut néanmoins distinguer trois niveaux d’information : la déclaration officielle de la police sur l’extraction des militaires et le rétablissement de l’ordre ; les images de heurts diffusées par les médias ; et les affirmations encore non confirmées, notamment sur l’usage de gaz poivré. L’enquête et d’éventuelles procédures judiciaires pourront préciser les responsabilités.
Une actualité encore en développement
Cette affaire évolue. Am Israel Hai actualisera cet article si la police, Tsahal ou la justice publient un bilan officiel, l’identité du réfractaire, des arrestations ou de nouvelles précisions sur les affrontements.
Visuel éditorial illustratif : création Am Israel Hai. Il ne s’agit pas d’une photographie de l’incident.