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À New York, 500 visages dans les rues pour que personne n’oublie le 7 octobre

Dans la nuit du 6 octobre 2026, une douzaine de bénévoles a remonté Central Park West en apposant 500 portraits nominatifs de victimes du 7 octobre 2023.
AM ISRAEL HAI 07 Oct 2026
À New York, 500 visages dans les rues pour que personne n’oublie le 7 octobre

Dans la nuit du mardi 6 octobre 2026, à la veille du troisième anniversaire des attaques du 7 octobre, une douzaine de New-Yorkais juifs s’est retrouvée au sud-ouest de Central Park. Leur geste : faire remonter 500 visages de victimes le long de Central Park West, un portrait après l’autre.

500 portraits, 500 vies nommées

Selon le reportage publié le 7 octobre à 8 h 10, heure d’Israël, par The Times of Israel, le groupe a collé 500 autocollants en noir et blanc. Chacun présentait le visage d’une personne assassinée le 7 octobre 2023, avec son nom, sa nationalité et la formule « Que sa mémoire soit une bénédiction », en anglais et en hébreu.

Les participants ont avancé ensemble vers le nord, de poteau en poteau, en veillant à ne pas recouvrir les autres messages déjà présents dans la rue. L’action avait été organisée par le Hatikvah Collective, mouvement new-yorkais de création juive dans l’espace public.

De l’affiche des otages au devoir de mémoire

Le collectif est né dans le prolongement de la campagne d’affiches consacrée aux otages après le 7 octobre 2023. Il travaille aujourd’hui principalement avec des imprimantes thermiques domestiques : un procédé simple, en noir et blanc, qui permet de produire rapidement des autocollants et de les confier à la rue.

Sur son site officiel, Hatikvah explique réunir des artistes apparus dans les espaces juifs en ligne après la catastrophe du 7 octobre. Sa bibliothèque de créations est annoncée comme ouverte et en croissance. Le mouvement revendique une présence juive visible, créative et non effaçable dans l’espace public.

Une marche sobre au cœur de Manhattan

Le choix de Central Park West reliait l’action au quartier où se sont constitués, depuis 2023, plusieurs rendez-vous réguliers de solidarité. Cette fois, il ne s’agissait ni d’un rassemblement politique ni d’un spectacle, mais d’une marche de mémoire : montrer des personnes, pas une abstraction statistique.

Au terme du parcours, les bénévoles ont apposé leurs derniers autocollants d’anémones rouges — fleur devenue un symbole du sud d’Israël — puis ont chanté Hatikvah. L’un des participants a résumé sa motivation : empêcher que le monde oublie.

Pourquoi ces images comptent

Trois ans après les attaques, les visages rendent à chaque victime son individualité. Un nom, une nationalité, une photographie : autant de détails qui rappellent qu’avant d’être inscrites dans l’histoire, ces personnes avaient des familles, des métiers, des passions et des vies singulières.

À New York, ce travail de mémoire s’est fait dans la rue, à hauteur de regard. Il s’adresse à la communauté juive, aux passants et à tous ceux pour qui le 7 octobre risque de devenir une date désincarnée.


Sources : The Times of Israel, reportage publié le 7 octobre 2026 à 8 h 10 (heure d’Israël) ; Hatikvah Collective, présentation officielle du mouvement.

Crédits visuels : photographies d’archives distinctes de l’action new-yorkaise : Columbus Circle de nuit, Cheburashka007, 2021, CC BY-SA 4.0 ; stickers de mémoire à la gare HaShalom, Alaexis, 2026, CC BY-SA 4.0 ; bougies du souvenir à Ashdod, Maqaf-Ivri, 2023, CC0. Recadrages, titrage et adaptation graphique par Am Israel Hai.