Onze jeunes chercheurs israéliens décrochent plus de 18 millions de dollars de financements européens

Onze chercheurs en début de carrière travaillant dans des institutions israéliennes ont obtenu un Starting Grant 2026 du Conseil européen de la recherche (ERC). Le financement cumulé destiné à leurs onze projets dépasse 58 millions de shekels, soit plus de 18 millions de dollars. Chaque lauréat peut recevoir jusqu’à environ 5,25 millions de shekels — 1,7 million de dollars — sur cinq ans.
Un concours parmi les plus sélectifs de la recherche
Les Starting Grants de l’ERC soutiennent des scientifiques au moment où ils constituent leur propre équipe et cherchent à établir une indépendance académique. L’édition 2026 attribue 705 millions d’euros à 421 chercheurs dans l’ensemble de l’Europe et des pays associés au programme Horizon Europe. Les projets sont évalués principalement sur l’excellence scientifique et l’ambition de la proposition.
Dans ce contexte, les onze succès israéliens représentent un résultat significatif pour un système universitaire soumis depuis plusieurs années aux effets de la guerre, aux mobilisations prolongées et aux incertitudes budgétaires. Ils confirment aussi l’importance des liens entre les laboratoires israéliens et les grandes infrastructures de financement de la recherche européenne.
Cinq lauréats à l’Université de Tel-Aviv
L’Université de Tel-Aviv compte à elle seule cinq bénéficiaires : Ran Finkelstein, à l’École de physique et d’astronomie ; Sharon Fleischer, à l’École Shmunis de biomédecine et de recherche sur le cancer ; Amit Vinograd, à l’École de médecine Gray ; Or Zamir, à l’École d’informatique ; et Michael Chapman, à l’École des sciences mathématiques.
Les autres lauréats sont répartis entre plusieurs grands établissements israéliens, notamment l’Institut Weizmann, l’Université Bar-Ilan, l’Université Ben-Gourion du Néguev et le Technion. Cette dispersion montre la diversité de l’écosystème scientifique national, des sciences exactes à la biomédecine en passant par l’informatique.
Du temps et une équipe pour prendre des risques
Au-delà du montant, la valeur d’un Starting Grant tient à l’autonomie qu’il procure. Cinq années de financement permettent de recruter doctorants, postdoctorants et ingénieurs, d’acheter des équipements et de tester des hypothèses qui seraient difficiles à poursuivre dans le cadre de budgets annuels plus courts.
Pour Israël, où l’innovation technologique dépend fortement de la recherche fondamentale menée dans les universités, ces bourses peuvent avoir des effets durables. Toutes ne produiront pas immédiatement une application commerciale ou médicale — ce n’est d’ailleurs pas leur objectif premier — mais elles renforcent le vivier de connaissances dont pourront émerger de futurs outils, traitements et entreprises.
L’annonce constitue donc à la fois une reconnaissance individuelle et un signal collectif : malgré un environnement régional difficile, les jeunes scientifiques israéliens restent compétitifs dans les appels à projets internationaux les plus exigeants.
Visuel éditorial illustratif conçu par Am Israel Hai ; les personnes représentées ne sont pas les lauréats réels.
Sources : The Times of Israel ; Conseil européen de la recherche — résultats officiels 2026.