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Cyber israélienne : Pluto dévoile 42 M$ pour sécuriser les usages de l’IA

Pluto Security annonce 42 M$ de financements cumulés pour protéger les outils d’IA et les applications créées par les salariés. La société israélienne prévoit de renforcer son produit, sa recherche et son développement aux États-Unis.
AM ISRAEL HAI 14 Oct 2026
Cyber israélienne : Pluto dévoile 42 M$ pour sécuriser les usages de l’IA

La cybersécurité israélienne s’attaque à une nouvelle réalité du travail : les salariés ne se contentent plus d’utiliser des logiciels, ils en créent eux-mêmes avec l’intelligence artificielle. Pluto Security a annoncé le 13 octobre 2026 sa sortie de discrétion et un financement cumulé de 42 millions de dollars. L’entreprise veut aider les organisations à encadrer ces usages sans interdire systématiquement les outils d’IA.

L’annonce figure dans un billet signé par sa cofondatrice et directrice générale Shahar Bahat, daté du 13 octobre. Elle a été relayée le même jour par la presse israélienne, notamment CTech. Les 42 millions représentent bien le total des financements depuis la création, et non un unique nouveau tour.

Une équipe entre Israël et les États-Unis

Fondée en 2025, Pluto réunit Shahar Bahat, Tal Ofer Regev, responsable produit, et Gil Maman, directeur technologique. Leurs parcours passent notamment par Microsoft, Palo Alto Networks et le renseignement militaire israélien. La société indique compter plus de 50 salariés répartis entre Israël et les États-Unis.

Jump Capital a mené le dernier financement, avec notamment Skinos Ventures, le fonds de Shlomo Kramer, et AlphaDrive Ventures. Le premier tour avait été conduit par TLV Partners. CTech chiffre le dernier tour à environ 34 millions de dollars ; le montant cumulé de 42 millions est confirmé directement par Pluto.

Protéger ce que les employés construisent

Le problème visé dépasse l’installation d’une application. Avec les nouveaux outils d’IA, un salarié peut assembler un agent, automatiser une tâche ou créer un logiciel connecté à plusieurs services. Chaque extension et chaque composant ajouté peut alors élargir l’accès aux données de l’entreprise.

Pluto présente sa plateforme comme un moyen de repérer ces usages, d’évaluer leur contexte et d’intervenir sur les actions risquées. L’objectif annoncé est, par exemple, de bloquer un composant malveillant ou un accès inapproprié à des données sensibles sans désactiver l’ensemble de l’outil utilisé pour travailler. Il s’agit de la proposition de l’entreprise, pas d’une garantie d’élimination de tout risque.

Des chiffres commerciaux déclaratifs

La société revendique plus de 40 clients professionnels et des revenus annuels récurrents de plusieurs millions de dollars. Son billet du 13 octobre fait état de plus de 1,5 million de postes ou terminaux protégés. Ces indicateurs sont communiqués par Pluto ; les sources consultées ne fournissent pas d’audit indépendant permettant de les vérifier.

Le financement doit servir au développement du produit, à la recherche et à l’expansion aux États-Unis. Pluto propose aussi Plutonium, un espace de ressources consacré aux risques liés aux composants utilisés avec l’IA. Pour l’écosystème israélien, cette annonce illustre un déplacement du marché cyber : protéger non seulement les logiciels achetés par une entreprise, mais aussi ceux que ses équipes fabriquent au quotidien.

Sources et date de l’annonce

Couverture : les fondateurs de Pluto Security, Omer Hacohen / Pluto Security, photographie diffusée avec le communiqué FinanceWire. Visuels Instagram complémentaires : ordinateur, Tirza van Dijk, 2016 et serveurs au NERSC, Derrick Coetzee, 2011, sous CC0. Ces deux photos d’archives illustrent le contexte informatique et ne représentent ni les locaux, ni les clients, ni le produit de Pluto. Recadrages et habillage éditorial : Am Israel Hai.