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Royaume-Uni : cinq employés du NHS mis en cause pour des publications antijuives

Une enquête de presse met en cause cinq employés du NHS, dont trois médecins, pour des publications antijuives ou extrêmes sur Israël. L’affaire survient alors que Londres doit rendre compte des mesures promises contre l’antisémitisme dans le système de santé.
AM ISRAEL HAI 11 Oct 2026
Royaume-Uni : cinq employés du NHS mis en cause pour des publications antijuives

Royaume-Uni — 12 octobre 2026. Cinq employés du service public de santé britannique, le NHS, dont trois médecins, sont mis en cause dans une enquête du Daily Mail pour des publications visant les Juifs, le sionisme ou Israël. Les faits ont été rapportés le 10 octobre et repris par le Times of Israel.

Les propos attribués aux cinq professionnels vont d’une théorie selon laquelle les « sionistes contrôlent le monde » à la présentation de terroristes du Hamas comme « la résistance », en passant par des appels à la mort du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Il s’agit d’allégations issues d’une enquête de presse : les responsabilités individuelles et d’éventuelles sanctions doivent être établies par les employeurs et régulateurs compétents.

Trois médecins parmi les cinq employés cités

Selon le Daily Mail, les personnes citées comprennent trois médecins, une sage-femme et une ergothérapeute. Le journal affirme notamment qu’un généraliste a déclaré lors d’une manifestation que les sionistes contrôlaient les médias, l’armée et les affaires, tandis qu’un psychiatre aurait appelé à plusieurs reprises à la mort de Benjamin Netanyahu.

Une autre employée aurait relayé en décembre 2025 une vidéo qualifiant de « coup monté » l’attentat qui avait frappé une célébration juive de Hanoucca à Bondi Beach, en Australie. Le Times of Israel rapporte également qu’un urgentiste avait présenté le Hamas comme « la résistance » après le massacre du 7 octobre 2023.

Ces publications sont attribuées à des individus et ne représentent pas, en elles-mêmes, une position institutionnelle du NHS. Les sources consultées ne permettent pas d’affirmer à ce stade qu’une mesure disciplinaire définitive a été prise dans chacun de ces dossiers.

Un problème déjà documenté officiellement

La nouvelle enquête intervient quatre mois après la publication de la revue conduite par Lord John Mann sur l’antisémitisme et les autres formes de racisme dans le NHS et le système de régulation sanitaire britannique.

Le gouvernement britannique a indiqué en juin que la revue avait recueilli des témoignages faisant état d’une « ostracisation routinière » des personnes juives dans le NHS. Le rapport relevait aussi que certains patients juifs disaient avoir renoncé à consulter ou retardé des soins importants par crainte d’un traitement hostile.

Le gouvernement a accepté toutes les recommandations relevant du ministère de la Santé et de NHS England. Elles comprennent notamment une formation obligatoire sur l’antisémitisme pour les responsables du NHS, des normes nationales destinées aux employeurs et une responsabilité accrue dans le traitement des signalements.

Une échéance politique en octobre 2026

Londres s’est engagé à présenter au Parlement une première mise à jour sur la mise en œuvre de ces recommandations en octobre 2026, avant un rapport détaillé dans les douze mois suivant la publication de la revue Mann.

Cette échéance donne une portée supplémentaire aux nouveaux cas rapportés : au-delà des publications individuelles, la question est celle de la confiance des patients et des soignants juifs dans une institution chargée d’assurer des soins équitables à tous.

Pourquoi cette affaire compte

Les propos rapportés mêlent hostilité contre Israël, rhétorique conspirationniste et expressions pouvant relever de l’antisémitisme. Pour les institutions britanniques, l’enjeu est de distinguer la critique politique légitime des discours de haine, tout en garantissant que les convictions personnelles des soignants n’affectent jamais la sécurité, la dignité ou l’égalité d’accès aux soins.

Photographies d’illustration provenant du Department of Health and Social Care britannique, de Guy’s and St Thomas’ NHS Foundation Trust, de Worcestershire Acute Hospitals NHS Trust et du Hackney Council / London Ambulance Service.

Sources