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Royaume-Uni : une enquête publique ouverte sur l’attentat de la synagogue de Manchester

Londres ouvre une enquête publique sur l’attentat antisémite de la synagogue de Manchester afin d’examiner aussi les éléments classifiés.
AM ISRAEL HAI 12 Oct 2026
Royaume-Uni : une enquête publique ouverte sur l’attentat de la synagogue de Manchester

Le gouvernement britannique a annoncé lundi 12 octobre 2026 l’ouverture d’une enquête publique sur la mort de deux fidèles lors de l’attentat antisémite de la synagogue Heaton Park Hebrew Congregation, à Manchester.

La ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood a fait cette annonce devant la Chambre des communes. Le nouveau cadre doit permettre d’examiner l’ensemble des éléments pertinents, y compris des informations classifiées liées à la sécurité nationale qui ne pouvaient pas être pleinement entendues par la justice du coroner.

Deux fidèles tués pendant Yom Kippour

L’attaque s’est produite le 2 octobre 2025, pendant Yom Kippour. Melvin Cravitz, 66 ans, a été mortellement poignardé. Adrian Daulby, 53 ans, a été tué par une balle tirée par la police alors qu’il maintenait les portes de la synagogue fermées pour empêcher l’assaillant d’entrer. Trois autres personnes ont été grièvement blessées.

L’assaillant, Jihad Al-Shamie, citoyen britannique d’origine syrienne âgé de 35 ans, avait déclaré agir au nom de l’organisation État islamique avant d’être abattu par la police.

Pourquoi transformer l’enquête du coroner ?

La coroner en chef d’Angleterre et du pays de Galles avait demandé que les investigations sur les deux décès soient converties en enquête publique. Une procédure de coroner ne dispose pas du mécanisme nécessaire pour entendre des éléments secrets à huis clos. L’enquête publique permettra d’examiner ces pièces sensibles, même si certaines audiences ou certains documents pourront rester confidentiels.

Une « occasion manquée » reconnue par la police

Cette décision intervient après la reconnaissance par la police du Grand Manchester d’une faille importante : les appareils du terroriste avaient été saisis lors de deux arrestations sans lien avec le terrorisme, mais leur contenu n’avait pas été examiné avant l’attaque. Selon le chef de la police, ces données révélaient pourtant un état d’esprit extrémiste. Il a qualifié cette absence d’analyse d’« occasion manquée » et présenté ses excuses.

Au moment de l’annonce, la composition, le calendrier détaillé et les modalités de publication des conclusions n’avaient pas encore été précisés. L’enquête devra notamment établir ce que les autorités savaient avant l’attaque, comment les informations ont circulé et si la protection de la communauté juive avait été suffisante.

Sources

Visuel éditorial illustratif créé avec OpenAI pour Am Israel Hai. Il ne représente ni la synagogue réelle ni le moment de l’attentat.