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Trump exclut de nouvelles frappes contre l’Iran avant le 3 novembre

Donald Trump affirme que les États-Unis ne frapperont pas l’Iran avant les élections américaines du 3 novembre. L’annonce fait refluer le pétrole, sans résoudre le nucléaire ni le dossier d’Ormuz.
AM ISRAEL HAI 08 Oct 2026
Trump exclut de nouvelles frappes contre l’Iran avant le 3 novembre

Donald Trump a annoncé jeudi 8 octobre 2026 que les États-Unis ne lanceraient pas de nouvelle attaque contre l’Iran avant les élections américaines de mi-mandat du 3 novembre. La déclaration, publiée sur Truth Social et relayée par Reuters à 16 h 23 UTC — 12 h 23 à New York — intervient alors que Washington et Téhéran continuent d’échanger des propositions pour tenter de mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit d’Ormuz.

Le président américain affirme que les discussions avec la République islamique sont « productives ». Son message fixe toutefois une limite de calendrier, pas un accord de paix : il ne contient aucun engagement pour la période qui suivra le 3 novembre et n’annonce ni cessez-le-feu général, ni levée du dispositif militaire américain dans la région.

Une pause annoncée, pas la fin de l’affrontement

Selon l’Associated Press, l’Iran doit répondre dans les prochains jours à une contre-proposition américaine. Les négociations restent difficiles. Téhéran refuse toujours d’abandonner l’enrichissement de l’uranium ou de remettre son stock, tandis que Washington réclame une réduction substantielle de ses capacités.

Le dossier d’Ormuz demeure également ouvert. Le trafic maritime reste inférieur à son niveau d’avant-guerre et les attaques contre les pétroliers se sont intensifiées ces derniers jours. Les forces américaines continuent d’escorter certains navires, et un troisième porte-avions est toujours attendu dans la région d’ici la fin octobre selon l’AP.

Pourquoi l’annonce compte pour Israël

Pour Israël, l’engagement annoncé par Trump couvre toute la fin de la campagne électorale nationale, le scrutin israélien étant prévu le 27 octobre, une semaine avant les élections américaines. Il réduit à court terme la probabilité d’une reprise des frappes américaines avant ces deux rendez-vous, sans écarter une escalade iranienne, des tirs de missiles ou une action après le 3 novembre.

Axios rapporte, en citant des sources informées, que le chef d’état-major israélien Eyal Zamir a récemment évoqué avec des responsables américains le risque qu’une reprise de la guerre entraîne des tirs iraniens contre Israël et perturbe le calendrier électoral. L’armée israélienne n’a pas commenté ce récit : il doit donc être présenté comme une information attribuée, et non comme une confirmation officielle.

Réaction immédiate sur le pétrole

Les marchés ont réagi en quelques minutes. Le Brent et le WTI avaient gagné plus de 5 % en séance sur la crainte de frappes imminentes et de nouvelles pertes d’approvisionnement. Après le message de Trump, ils ont réduit leurs gains : à 12 h 41, heure de New York, Reuters relevait un Brent encore en hausse de 3,5 %, à 103,73 dollars le baril, et un WTI en progression de 3,1 %, à 91 dollars.

Cette détente partielle ne signifie pas que le risque énergétique a disparu. Le détroit d’Ormuz transportait avant la guerre l’équivalent d’environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de carburants. Tant que le passage reste perturbé et que les attaques de navires se poursuivent, la prime de risque restera élevée.

Ce qu’il faut retenir

  • Trump promet qu’aucune nouvelle attaque américaine contre l’Iran n’aura lieu avant le 3 novembre.
  • Les négociations se poursuivent, mais les divergences sur le nucléaire et Ormuz restent majeures.
  • Pour Israël, cette fenêtre couvre la période allant jusqu’à l’élection nationale du 27 octobre.
  • Le pétrole a reflué après l’annonce, tout en restant nettement plus cher qu’à l’ouverture.

Sources

Photo de couverture : portrait officiel de Donald Trump, Maison-Blanche / Daniel Torok, domaine public. Autres visuels : Maison-Blanche et U.S. Navy, domaine public.