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Université hébraïque : un modèle éclaire la coexistence de deux stratégies de reproduction des plantes

Présentée le 26 octobre, une étude théorique publiée le 19 octobre décrit un mélange durable mais fluctuant de plantes auto-compatibles et auto-incompatibles. Une prédiction à tester dans la nature.
AM ISRAEL HAI 26 Oct 2026
Université hébraïque : un modèle éclaire la coexistence de deux stratégies de reproduction des plantes

Se reproduire avec son propre pollen ou avec celui d’une autre plante : ces stratégies peuvent-elles durablement coexister ? Une équipe de l’Université hébraïque de Jérusalem propose une réponse théorique qui ne passe pas par un équilibre immobile. Dans ses simulations, une population peut rester mixte alors que les proportions des deux groupes varient fortement.

L’université a présenté ces travaux le 26 octobre 2026. L’article scientifique, signé Amit Jangid, Ohad Noy Feldheim et Tamar Friedlander, est paru dans PRX Life le 19 octobre 2026, après acceptation le 14 août. Il ne s’agit donc pas d’une expérience réalisée aujourd’hui dans un champ.

Une barrière contre son propre pollen

Certaines plantes sont capables d’autofécondation. D’autres possèdent un mécanisme d’auto-incompatibilité : leur système de reconnaissance bloque leur propre pollen et favorise la fécondation par un partenaire génétiquement différent. L’autofécondation offre une possibilité de reproduction sans partenaire, mais peut exposer la descendance aux effets défavorables de la consanguinité.

Un mélange qui fluctue sans disparaître

Les chercheurs ont simulé l’évolution de populations en faisant varier notamment la reconnaissance moléculaire et le coût génétique associé à l’autofécondation. Leur modèle fait apparaître trois situations : une population entièrement auto-compatible, entièrement auto-incompatible, ou un mélange des deux.

Dans cette troisième situation, les proportions ne se stabilisent pas nécessairement. Elles peuvent connaître de fortes fluctuations persistantes sans que l’une des stratégies soit éliminée. Le résultat invite à ne pas confondre automatiquement une population changeante avec une transition vers un état unique.

Ce que l’étude ne démontre pas encore

Il s’agit de recherche fondamentale par simulation, et non d’une méthode prête à améliorer les rendements. Des populations mixtes sont déjà connues dans la nature ; il reste à vérifier, par des observations prolongées, si elles présentent la dynamique précise prédite ici. Le travail apporte une hypothèse testable sur la diversité des systèmes reproductifs, sans établir à lui seul une réponse au déclin des pollinisateurs.

Sources et images

Photos d’illustration : elles ne montrent pas une expérience de cette étude. Couverture et carte 1 : pétunias, Dandy1022, 17 mai 2021, CC BY-SA 4.0. Carte 2 : fleur de pommier, El tommo, 18 mai 2014, CC0. Carte 3 : fleurs de pommier, Bernt Fransson, 2016, CC0. Recadrages et habillage Am Israel Hai. Adaptation photographique et texte de la carte 1 sous CC BY-SA 4.0 ; logo officiel distinct exclu.